Kalhath Institute

Présentation de la résidence

Le Kalhath Institute, fondé en 2016, a été initié par Maximiliano Modesti, un entrepreneur passionné d'artisanat basé entre Mumbai et Paris - et cofondé par Mohammed Amine Dadda. Kalhath est un centre de formation destiné aux brodeurs de Lucknow et ses environs. Il propose un programme de résidence unique en son genre, qui conjugue les mondes de l'art et de l'artisanat à travers un exercice de collaboration unique. Lors de leur séjour, les résidents peuvent s’exercer sur une multitude de matériaux, allant du fil de soie et de coton, en passant par des matériaux naturels comme le jute et autres.

Les artisans de l'équipe Kalhath sont des spécialistes de la broderie à la main ; leur savoir-faire comprend les techniques du Zardosi, de l’Ari et bien d'autres, transmises de génération en génération. Les résidents sont encouragés à utiliser les ressources artisanales de Kalhath pendant leur séjour dans cet environnement authentique. Récemment, Kalhath a accueilli des artistes tels que T. Venkanna et Pierre Roy Camille - en collaboration avec l'Institut français en Inde - pour créer des œuvres d'art avec les artisans.

  • Thèmes abordés Métiers d’art (textile, broderie)
  • Emplacement Lucknow (Uttar Pradesh)
  • Les dates Octobre 2023 - Mars 2024
  • Durée du séjour 2 mois minimum

Notre espace

Char Bach, Lucknow (Uttar Pradesh)

Lucknow, la ville dorée de l'est, est célèbre pour son magnifique patrimoine historique et son artisanat. Ville multiculturelle de l'Etat d’Uttar Pradesh, Lucknow a toujours été considérée comme une référence en matière de techniques d'artisanat, telles que le Chikankari, le Zardozi ou le Zarbuland. Aujourd'hui, la ville abrite de nombreux artisans qualifiés qui créent quelques-uns des meilleurs produits d'artisanat, célèbres dans le monde entier. Le Kalhath Institute est situé dans une magnifique villa patrimoniale du quartier Char Bagh à Lucknow.

Nos Lauréats

July Ancel Plasticienne

L'Inde est une destination fascinante à laquelle je pense depuis longtemps. Son folklore, ses traditions, ses symboles, sa spiritualité et ses légendes résonnent dans mon esprit. Je rêve de ce voyage. Je suis sûre qu'il est essentiel, à ce moment précis de mon parcours artistique, pour donner corps à mon travail et inspirer de nouvelles images que j'aimerais créer en collaboration avec les artisans textiles karigars.

July Ancel a étudié à l'École des Beaux-Arts de Paris. L’obtention de prix prestigieux l’amène à séjourner en Chine, au Mexique, en Thaïlande et en Turquie. Elle a été lauréate d’une bourse de la Casa Velazquez, du prix Antoine Marin et du Prix Yishu8. Ces voyages contribuent à affirmer son identité de peintre et construisent sa relation à la peinture. Elle compose une « peinture nomade », ambiguë et plurielle, convoquant tour à tour mythes et symboles. Elle aborde la peinture comme un espace rituel, ses compositions reposant sur des intuitions gestuelles, des observations quotidiennes et des combinaisons de la pensée. Ses œuvres sont présentes dans d’importantes collections privées, en Chine, en France et en Amérique du sud.

Yassine Balbzioui Plasticien

Je vais travailler dans un jeu de « ping-pong » avec les artisans : je commence un dessin - des interventions à l’encre sur le tissu - puis les artisans brodent, et je reprends le dessin, le transforme et ainsi de suite tout au long du processus de création. Le point de départ est un bestiaire mi-humain mi-animal, librement inspiré de l’univers des contes mais aussi de celui de Lucknow, ainsi que des différentes techniques de broderie.

Yassine Balbzioui est un artiste plasticien pluridisciplinaire marocain. Né en 1972, il est diplômé de l’Ecole des Beaux-arts de Casablanca et de Bordeaux. Le travail de Yassine Balbzioui se développe autour de différents axes : essentiellement peintre et dessinateur, il développe, dans un veine néo-expressionniste, une production d’une grande richesse formelle et sémantique, dans laquelle la représentation de l’humaine animalité, le plus souvent sous le couvert du masque, croise les notions de dérision, de l’idiotie, du grotesque, appréhendées comme postures artistiques. Si le quotidien reste sa principale source d’inspiration, un quotidien sans cesse décalé sous son regard insolite, Yassine Balbzioui y incorpore de nombreux univers, ceux du cinéma – séries Z et films d’horreurs –, du théâtre et de la danse, des contes et légendes, etc. Yassine Balbzioui a exposé son travail un peu partout dans le monde : Musée Reina Sofia à Madrid (Trilogie marocaine), 13ème Biennale de Dakar, Manifesta 13 à Marseille, Iwalewahaus à Bayreuth, MACAAL Marrakech...